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Au large de l’océan
une île se plaisait au levant
de ses formes et solitude
guidant l’âme infortune
à s’y reposer parfois
de douleurs et pensées d’autrefois.

Au large de l’océan
une île s’enfuyait au levant
ignorée de nombreux marins
ne désirant y épancher chagrins,
se déroutant au moindre vent
annonçant le mauvais Temps
brisant mâts et gréements
sous l’œil du Maître des événements
« Poète du vent et des murmures »
entendus des héros, telles aventures ;
Poseidon : le Prince des ivresses
de flots où se grondent mille averses.

Au large de l’océan
une île se lamentait au levant
de ces vents passant, l’oubliant,
enlevant toute vie, larmoyant
l’exuvie de crabes enfuis
au loin, en Terres indéfinies ;
pourtant son désir était de plaire
au marin déhanché de frontière
cherchant « Rocher » à conquérir
tel « Hollandais » d’un cœur à chérir.

Au large de l’océan
vogua sous redoutable vent
un Brick perdu de sa voile
rescapé d’une mer en cavale
cherchant l’abri et repos
loin de l’infortune et du mot.

Au large de l’océan
un Captain luttait face au vent
à ne chavirer son « home »
démâté, s’accrochant au rhum
de l’Espoir à trouver Terre ;
qu’importe son état de verre
fragile de vie, solide du Temps ;
il ne devait briser son « Printemps »
en accostant la belle île
oubliant précautions en file
d’un trop d’émotions embarquées
durant longues routes déroutées.

 

 

Au large de l’océan
une île l’invita au levant
à se reposer face au vent
détournant lames et rugissant
de la trace pour la Terre,
du fracas à se briser tel verre
sur rochers d’un dévorant
réclamant dû au marin passant ;
las, “Typhon” l’entraînant : plongea
happé d’une langue bleue : …nagea.

Au large de l’océan
une île se plaisait au levant
de son compagnon au cœur altier
parfumant sa vie : moment fruitier
résurgeant soleil et crustacés
sous mélodieux chant de cétacés.

Au large de l’océan
une île se mirait au levant
adulant l’Amant de ses ressources,
refoulant de vagues escarmouches
« vagabonds des mers » et curieux
risquant de blesser beauté des lieux
poussés du large d’un trop de vent
remémorant blessures d’avant
en limbes d’un preux Captain
« Poète des vents » du Domaine
rêveur du Temps et saison
à fondre la neige éternelle, à foison.

Au large de l’océan
une île se déplut au levant
voyant l’Amant observer l’horizon
rêvant d’une « belle » en lointaine Maison
cherchant passage du Temps à l’inviter
en l’Île du Vent pour l’heure du thé,
à vivre l’instant d’un seul diapason
sans question, ni vaine raison ;
là où son bonheur était ce désir
à cette heure où murmura le plaisir.

Au large de l’océan
une île réclama au levant
force du vent à l’engloutir
d’une larme profonde à se vêtir
la légende au-delà des « mers et vents»
d’un amour ilien en le cœur des gens.

Oli ©Au Large de l’Océan
©(P)-28/06.  à 2A  -Y7

 

 

 

Tag(s) : #poésie_LibSyllabes, #Poésie_Neuvain_&+, #poésie_Années_Yb
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