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MAR192019

 

 

 

Je me Souviens de Vous – Delloly

 

01-Vous abandonner en cet ultime Univers
Où se poser là, d’une longue vie d’hier, 
Au sein d’un doux home, où chacun se repose
Dit-on, un peu partout, suivant un protocole,
Où tous devons suivre, pour éviter ragots
Se bousculer en Nous, et pourfendre licol
De nos habitudes, depuis que pensée cause ;
M’atteint un noir matin tel trainée de fagots!

02-Je me souviens de Vous, calme de fier’beauté,
Jolie, me regardant en frôlant le visage
D’où un murmure né de Votre Amour si sage,
Me parcourant le corps d’un frisson pinceauté
Pour que cette infamie ne soit qu’évanescence
Le jour de ce départ, en ville de naissance
Où la vie rayonna de caprices d’enfants
Du temps si souriant au sein de vos parents !

03-Je me souviens de Vous, et de Votre moitié
Durant séjours osés, en Palais de l’été
Attendre avec envie, vos petits chérubins,
Pour donner de l’amour, celui reçu d’ancêtres
Vous rappelant Paris, où vous aimiez ce frère
Pour partager Contes, et tous vos Univers
Où Gent vivait gaiement, d’Amours et sans aubains
Pour dessiner et croquer ces visages d’Êtres.

04-Je me souviens de Vous, me conter de l’Iran
Et des Amis de Coeur, que vous deux adoriez :
Tels ils vous vénéraient, et ce coeur dévorant
Nous berce d’un toujours ; vie où vous souriez !

05-Je me souviens de Vous, me racontant La Guerre
Et votre vil’haine, envers envahisseurs
Alors que, seul la bonté, vivait en votre coeur
De mémoire d’enfant, puis d’homme parisien,
Que vous, et votre Cher, m’enseignèrent de Vie,
Et de ma raison née, de sentiment d’envie
De vous guérir, d’axiomes rituels de l’ancien,
Où agir autrement, ouvrait chemin, galère.

06-Je me souviens de Vous, me lamentant l’Envers
De ce triste décor, où vivre en paix La Guerre,
D’une survie cachée, se devait agencée
D’autant plus en Patrie, où crainte du travers
Se lisait chaque jour, en regards incertains,
Au bras, d’un cher Xavier, résistant fiancé,
Lequel vous rassurait, en ce Paris revers
Où courrier vous étiez, “Benjamine” pour certains.

07-Je me souviens de Vous, et, ce jour de galère
Où cessa au Pont Neuf, votre Vie parisienne ;
Emprisonnée, puis déportée telle une chienne,
Quelques mois avant, que Paris ne se libère.

08-Je me souviens de Vous, souriant de ce drame
Où même envahisseurs, vous oublièrent là !
Lors de rassemblement, pour des camps terribles
Et de ce coeur battant, à vivre survivante
En couloir s’effilant, sur Koenigsberg, sans larme,
Afin que nul plaisir, ne sourie aux horribles,
Luttant sous la marche, face aux cris, échalas
Sur neige piquante ; un but : Hurler vivante !
Et tel Havre de Paix, s’offrit le froid “Revire”,
Face à la Mort Blanche, des plus froide à haïr ;
Vous laissant là, transie ! : Joukov vous libéra
Et Paris vous honora, au Vil Lutetia ;
L’Hier de “Gestapo” ! : et, Vous en souriez
Devant larmoiement, du Petit Prince éploré.

09-Je me souviens de Vous, rayonnante d’esprit
À jongler de lettres en leur case choisie,
Et parfaire au plaisir, des énigmes verbistes
Entourée de félins, penseurs et ronronnants,
Auxquels vous souriez, d’un Amour avenant,
Et de leur frimousse, où caresses résistent 
En ce bel horizon, de bonté infinie
Née au Premier Jour où Paris vous découvrit.

10-Je me souviens de Vous, remplie d’humilité
Face à fol’tragédie de la perte d’Enfants
Et l’irraison du Non à cette cruauté
Que vous aviez tant vu durant ces blancs Néants
Que vous aviez tant craint de vivre la perte d’un
Cachant votre peine, au secret d’importun.

11-Je me souviens de Vous, telle amène Maman
Douée de rimes nées, et du pinceau d’Artiste
Aimant croquer regards, selon moments de Femme,
Au caché de nos yeux, au nombre de vingt-huit ;
Que d’instants de rires où s’oublie la liste
Des tourments d’une vie, où sourires et larmes
Vous accompagnèrent, parfois élégamment,
Souvent d’un comme çà, et rarement fortuite.

12-Je me souviens de Vous, allongée, affaiblie 
D’un coeur en attente, au Pompidou sans vie
Toujours resplendir,  face à l’angoisse du Sire
Ebahi ; légendes contées de Gent soignante
À votre doux sujet, où vos nuits, les passiez
Au sein de leur salle à conter histoire, rire
Au lieu de dormir, en blanche chambre poignante
Comme pour survivre, d’un naguère au Revire.

13-Je me souviens de Vous d’une Vie recouvrée 
Partir en Normandie, en Pays du dernier,
D’une tendresse née, y caresser pur-sang ;
Vous les illuminiez ; ils riaient hennissant,
Devant les yeux charmants, de p’tits enfants émus,
Aimant Vous embrasser Ô.. d’Amours reconnus
Vous ressentant émue auprès de ces yeux bleus
Votre treizième aimé frissonnant d’un radieux.

14-Je me souviens de Vous, illuminant le cœur
Des tourments de l’amour, heureuse du bonheur,
Caressant fol’esprit en vos yeux verts sublimes,
Tel’ veille de Noêl, où Gent reconnut, Nimbe
Eclairer cet Ange, pleurant, en tendres bras,
Où de douces amours, sourire l’effleura ;
Tous ! yeux ébahis, allouèrent chaise ultime !
Votre âme sourit ; Me souviens du moment humble.

15-Je me souviens de Vous, parée, Légion d’Honneur
Que Vous et votre Cher, refusèrent maint’fois
Par pudeur de la Vie, où vos coeurs avaient ri
D’un Univers d’Amours, né d’envie de survivre
À la haine d’ailleurs, où pavanait terreur ;
Toute l’élégance rayonnant d’une foi
Où larmes s’écriaient d’un seul Cœur : La Patrie !
Et, Terre cessa de glisser sous Vos pas ; Ivre !

16-Je me souviens de Vous, ravie : yeux bleus d’amour
Qui souriaient du Tout, en larmes nées du jour
À recouvrer instants, d’une Maman dorée
Caressant douces joues telle oeuvre d’art du temps
Sous l’émotion retenue de l’Aimée d’autant
Vous adorant en fée d’une vie ignorée
Que vous aimiez mirer tel Trésor désiré
Illuminant le coeur du P’tit Prince admiré.

17-Je me souviens de Vous, peignant divins tableaux
D’une main de beauté, les parfums de la vie
En douce campagne, sous nos regards d’enflammes,
Qui arrêtaient le Temps, au choix de vos pinceaux
Pour une couleur née, de vos chers instants d’âmes, 
Troublant nos papilles, de larmes confondues
À l’instant du posé, en toile ; exuvie,
Laissant trace de Vous, de couleurs attendues !

18-Je me souviens de Vous, fier de Zaza, si grand
Qui vous faisait rire, d’un naguère à le suivre
De ses grandes jambes, en ce Paris où Vivre
Etait credo aimé ; Vous le contiez souvent.

19-Je me souviens de Vous, un soir en Pays d’Esvres
Vous laisser embrasser de moult enfants, petits…
Assise à l’avant de CC que vous aimiez
Pour Pays angevin une dernière nuit ;
Et se lisait en ce regard que vous saviez
Que jamais plus vous ne reviendriez en Esvres
Rire et charmer de votre grâce aux tout-petits ;
Le bonheur de ces instants, jamais ne s’enfuit !

20-Je me souviens de Vous, observant la Girafe
Se lamentant des cieux, suivant mignons propos,
Sur le petit balcon : le miroir d’une chambre,
Tout en me souriant, un septembre de charme
Où l’amour automnal, se ressent en les âmes
Réprouvées de l’Hiver, où tout parait copeaux
À défaut de vivre, douces couleurs, où l’ambre
Parfume amertumes, à vivre de paraphe.

21-Je me souviens de Vous, déniant à décliner
Au dortoir sans âge, où faux-semblant chuchote
De vies d’hier, sans vie mue d’espoir, de p’tits riens,
À frémir de pitié, comme une honte née
De celle de vieillir, en dérangeant Païens
Croyant que réunir, pâlie Mémoire ilote, 
Montrant jolie fierté, de ne jamais paraître
Autre qu’une Maman, apprécie de nous l’Être.

22-Je me souviens de Vous, paraissant dans l’oubli
Lors d’amères rondes, noyées en la tristesse,
Rire des facéties, juste pour votre humour
Et rayonner câline  face aux tout-petits
Vous adorant frémir, et raconter l’Amour
D’instants, où se bercent, doux souvenirs d’ivresse ;
vos saisons de Vie, sans aucune anomalie
Autre qu’en mon émoi, où l’émotion pâlit !

23-Je me souviens de Vous, au jardin de l’Eiffel
Où fixiez la Dame, pour en sourire troublée,
Vous étiez en accord, telles vieilles amies
Délicates d’Esprit, où le regard transmis
Plaisait à Votre Gent ; Vous étiez la Princesse,
Osant à vous conter, yeux humectés d’ivresse,
De la Grâce fleurant, ce visage comblé,
Comme en bord d’océan, où brillait l’irréel.

24-Je me souviens de Vous, aimant l’amour du temps
De votre enfant présent, dévoilant un bonheur
Illuminant salon, d’une Aura d’autre temps
Où se lisait beauté, au sein du Vert regard ;
Nos coeurs battaient de Vous, du bel instant flâneur
Où de mains croqueuses, Vous redessiniez l’Art
En son doux visage d’une noble boréale
De l’Encre de vos yeux glissant rosée labiale !

25-Je me souviens de Vous, et j’en souris souvent
D’autant, en âpres instants, où sentiment déçoit
Tentant de rassembler, enseignement d’un temps
Et concevoir pensée, pour que belle heure soit
Salvatrice de vie, où le peu est émoi,
De joli temps à venir, où beauté chavire,
Réfléchi d’un passé ancré, de fils-saphir
À lire beauté ; Vous-souvenez-Vous de Moi ?

 

Oli©Je me Souviens de Vous  “Merci”
©-28/10 à Marie-Magdeleine Delabre (12) Y5
“un hommage, à une femme “Résistante-déportée” et mère !

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 28 mai 2019 17 h 17 min    Vous m’avez occupé l’esprit en m’octroyant une contribution indirecte, lourd impôt à payer pour lire et (tenter ) comprendre ce que, par pudeur et humilité, je ne suis pas en position de commenter.Suite à votre présence en ces lignes, le silence ne peut que provenir de la déférence que j’éprouve pour ce que je nommerais ,votre épopée.     Votre “princesse de la mer” a été “Votre Dame de Paris ” et je comprends à ces lignes ce que fut pour vous son atroce départ et de cesser d’entendre les battements de leurs coeurs (Mar -Yâm et sanctuaire ) est une grande injustice .       Remerciez par vos pensées la Belle Dame de Paris qui nous a enchantés après vous avoir enfanté.
Votre lignée ‘est de sang bleu.      
Comment ne pas reconnaître ses valeurs ….sans flatterie : on reconnait l’arbre à ses fruits !
              Philippe
Tag(s) : #Poésie_Paris, #poésie_12syllabes, #poésie_Années_Yb
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