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Moi, qui vécus comme un Citoyen

Demain, je mourrai tel Roi de rien

Et mon règne se terminera

Sur l'échiquier de ma propre Loi

Au crépuscule d'une promesse ;

Au hasard d'un mot, d'une liesse

Je dépose le sang, devant Vous,

Du cadavre, vivant, face à Vous

J'exalte ma Liberté de lin

Où je dessine ce beau destin

Façonné du devoir au miroir

De la moralité offensée

De vos larmes de trottoir

Ecrémant votre pensée

 

Ô gardez votre condescendance 

De vos larmes mortes sans Emoi,

Et voyez, là, cette irrévérence

Comme la débâcle à votre Loi

 

Moi, qui vécus comme un Citoyen

Long d'océans et de rien

Sur sable chaud des îles aux vents

Abrité, bises de goélands

Je n'ai besoin Ô de Vous pour vivre

Comme un bon Roi éperdu de rire ;

Au crépuscule d'une promesse

Au hasard d'un mot, d'une liesse

Je crie haut le vent, volonté d'Être

Ce vivant n'aimant que peu paraître,

Je crie fausse Liberté à taire

Cette vie guère à ma convenance

Selon l'endroit et la circonstance

D'un haussement d'épaule à la Terre

 

 

Moi, qui vécus comme un Citoyen

Et qui pourtant aimais tant d'un rien

Un regard, un corps et son fragile

N'ayant besoin de signe futile

Je dépose ma parure d'homme

Bord d'une Terre, endormie d'un somme ;

La Terre que vous méconnaissez,

Une Terre que vous épuisez,

Ma Terre où je guidais Loi

A vieux jamais Ô.. l'enfreindre

Puisque j'étais là, son Roi

Où ces mains surent la peindre ;

Ne pleurez vos pierres, je m'en vais

Réveillant Terre de son souhait

 

Ô gardez votre condescendance

De mots praticiens sans émoi,

Et voyez, là, cette irrévérence

En survie à plébéienne Loi

 

Moi, qui vécus comme un Citoyen

Je mourrai tel Roi de bien

Et mon règne au Temps se souviendra

Sur l'échiquier de ma belle Loi

Au crépuscule d'une promesse ;

Au sort, de pensée, d'une liesse

Je dépose l'Amour, devant Vous

Résurgence, naissant, face à Nous

J'exalte quiétude de lin

Où je peaufine ce doux enfin

A Vous façonner au devoir

De la moralité sans miroir

A tendre la main à la pensée

Essaimant là, toute Terre aimée 

 

 

©Crépuscule de la Pensée

© (P)-10/02  à YouC (07,09). X1

 

Chacun vit sa Terre, tel Roi, jusques au jour où pour raison saugrenue, on lui impose une Terre contraire à son "Bien". Alors il se révolte, à parfaire raison au Plébéien de l'Elite cupide et narcissique !...

 

 

Tag(s) : #poésie_confinement, #Poésie_Neuvain_&+, #poésie_Bisyllabes, #poésie_Années_X
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